La BNS a un problème, et Bitcoin pourrait bien être (une partie de) la solution

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Dans un article publié hier sur bilan.ch, Yves Bennaïm, qui a lancé en 2024 « L’initative Bitcoin » suisse, défend l’idée que la Banque nationale suisse devrait diversifier une petite partie de ses réserves monétaires en bitcoin, au même titre qu’elle détient déjà de l’or et des devises étrangères.

Constatant les problèmes de compétitivité qu’un Franc trop fort fait peser sur la Suisse, il suggère à la Banque Centrale de ne pas recourir à la méthode habituelle qui consiste à créer des francs, les vendre contre des devises (surtout des dollars). Certes, cela affaiblit mécaniquement le franc, mais augmente fortement l’exposition au dollar et aux marchés internationaux. Investir en Bitcoin (en ne passant que transitoirement par le dollar) aurait trois avantages :

  1. Diversification du risque
    Aujourd’hui, les réserves de la BNS sont surtout exposées aux monnaies fiat (dollar, euro) et aux actifs financiers traditionnels. Bennaïm estime qu’ajouter 1 à 2 % de bitcoin permettrait de réduire la dépendance à ces systèmes monétaires et aux politiques des autres banques centrales.
  2. Souveraineté et neutralité
    C’est un point important dans son raisonnement : il considère que la Suisse, en investissant massivement dans des obligations et actions étrangères, devient indirectement dépendante des choix économiques et géopolitiques d’autres puissances, notamment des États-Unis. Le bitcoin serait, selon lui, un actif « neutre », non contrôlé par un État.
  3. Protection à long terme
    Sa thèse est que le bitcoin pourrait jouer un rôle de réserve de valeur sur plusieurs décennies, comparable à l’or, notamment face à l’inflation monétaire et à l’expansion des bilans des banques centrales.

Yves Bennaïm propose tout simplement que la banque centrale suisse détienne une faible part stratégique de bitcoin comme actif de réserve complémentaire.

Source : bilan.ch